Arboretum

L’arboretum de Montagnac

Aux confins de l’Aquitaine et du Limousin, en Dordogne, l’arboretum de Montagnac, se situe sur la commune de Saint-Saud-Lacoussière et présente une superficie d’environ 2 ha. Il est né d’une initiative privée et possède 150 sujets. Composé de 110 essences différentes, divers arbustes y sont intégrés. Le propriétaire l’offre gratuitement à la visite toute l’année.

Arboretum de forestier (ou Sylvetum), voire mixte, avec des sujets d’une vingtaine d’années, c’est une coulée verte, empreinte de sérénité, qui s’ouvre au promeneur.

On peut l’aborder par l’allée de tilleuls hollandais, suivre ensuite celle de marronniers et, tout en cheminant, découvrir de nombreuses variétés de chênes (Quercus) de Mongolie, de Virginie, ou Nigra (qui ne perd ses feuilles qu’en février) … Au fil de la promenade, le visiteur peut voyager par la pensée vers les coins les plus reculés du globe en rencontrant des essences moins courantes telles que Savonnier, Févier, Cormier, Micocoulier, Zelkova ou Orme de Sibérie, Tsuga, Marronnier de l’Ohio, Hêtre à feuilles de fougère, … s’intégrant parfaitement dans le paysage.

Planté de façon rectiligne à l’origine, pour faciliter l’entretien, l’aspect premier de l’arboretum de Montagnac a été complètement gommé par le développement de chaque sujet et donne au contraire une impression de liberté dans sa composition.

Mais ce lieu magique permet aussi de cheminer à travers des espèces plus connues : Cornouiller, Gingo Biloba, Tulipier de Virginie, Aulnes, Séquoïa, Métaséquoïa, Liquidambar, ….

Au pied de chaque sujet, un panneau permet d’identifier chaque espèce offrant ainsi au visiteur un chemin de découverte. En fait, l’arboretum, tout en contribuant à la conservation de la biodiversité, où qu’il se situe, est un lieu d’inspiration dont la vocation éducative n’est plus à démontrer.

En conclusion, sachant que l’arbre est le symbole de la vie, sa puissance et sa longévité le placent parmi les symboles d’éternité. œuvrons donc pour que les arboretums, comme celui de Montagnac, ne deviennent pas éphémères.

Boviduc

LE BOVIDUC

Le Boviduc, ou petit tunnel creusé sous la voie du Vieux Tacot, enjambe le ruisseau la Malincourie, qui sépare les communes de Saint-Saud-Lacoussière et Champs-Romain. Les bovins pouvaient passer ainsi d’un pré à l’autre sous la voie ferrée en longeant tranquillement le ruisseau canalisé sur quelques mètres.

Ce type d’ouvrage de passage agricole était donc très intéressant pour sécuriser les allers et venues des animaux.

Le Tacot est entré en service à la fin de ce que l’on appela la première ère industrielle, le 14 avril 1912 pour relier Saint-Pardoux à Saint-Mathieu en Haute-Vienne. Chaque village voulait son chemin de fer départemental, et c’était bien souvent des bras « de fer » assez violents entre élus. Ici, on appelait cette ligne le « Sireyjol » du nom du conseiller départemental…

Son arrivée était la suite logique de tout un processus de développement du réseau ferroviaire en France entre 1857 et 1877. Durant cette période, le chemin de fer va relier Paris à toutes les grandes villes de province. Il va devenir alors un formidable outil de développement économique.

On va ensuite connecter les grandes villes entre elles (1875-1895). C’est le cas de la ligne Angoulême-Brive qui passe par Nontron avec les magnifiques ouvrages d’art (viaducs) dont l’ancien tracé a été transformé en grande partie en voie verte.

Dans la foulée on construira le réseau de 7 petites lignes « métriques » départementales (les « Tramways » dont la largeur entre deux rails ne dépassait pas le mètre), reliées avec les précédentes, dont celle du Tacot.
C’est un véritable travail de forçat qu’ont réalisé les ouvriers sur le chantier du tracé, pour le terrassement, le concassage et la mise en place des pierres du ballast, la pose de la voie, etc. A l’époque, pas de bulldozer ou de pelle mécanique, c’était la pioche, la pelle, la barre à mines, la masse et la brouette.

Cette belle aventure de pionniers se termina malheureusement beaucoup trop tôt. Avec les progrès de l’automobile, le « Tacot » n’était plus rentable. Le sifflet de la locomotive « Pinguély 030T» s’est tu pour toujours au soir du 30 novembre 1934, après 22 ans de bons et loyaux services.
Ailleurs, en Dordogne, la plupart des lignes seront fermées avant 1949.

Le train était utilisé tout autant pour les voyageurs que pour les marchandises (notamment les produits du châtaignier : cercles de barriques, merrains, etc.).

Sur le mur de la gare, on peut admirer une plaque commémorative inaugurée en 1912 à l’initiative de l’association Georges Rocal pour célébrer le centenaire du Tacot.

On retrouve l’épopée du Tacot dans le remarquable ouvrage de Monsieur Henri Brives « Les Tacots du Périgord », publié en 1985.

Église

L’église Saint-Etienne

L’église Saint-Etienne est de style roman et date du XIIe siècle. De 1952 à 1957, cet édifice a bénéficié d’un plan de restauration sous la direction de l’abbé Georges JULIEN, de son nom de plume Georges ROCAL. C’est à partir de ce moment-là que ses murs furent décorés par les fresques de Laure AYNARD, faisant de la nef un recueil de pages d’évangile, et les baies ornées des vitraux de Marguerite HURé. Les verrières sont de Marcelle LECAMP. Quant à l’autel en granit, il a été créé par M. SAUVERON et la balustrade par les ferronniers PAQUET, PINAUD et JULIARD.

Ces travaux de restauration ont permis à l’église Saint-Etienne de se voir décerner vers 2011 le label Patrimoine du XXe siècle.

Seul patrimoine important subsistant sur cette commune, l’église est chère au cœur des Saint-Saudais. En effet, afin de mieux la faire connaître, en 2010 un système de sonorisation a été installé pour retransmettre en français et en anglais son histoire. Le projet fut financé à 80 % par l’association Georges ROCAL et à hauteur de 20 % par la commune. L’horloge qui ne donnait plus d’heure depuis longtemps fut réparée en 2013 par les soins de la commune. En 2014 la mairie engagea et finança la mise aux normes de l’électricité et la réfection du système de chauffage, alors que les fresques murales furent restaurées grâce au financement de l’association Georges ROCAL. Puis le vitrail de la Cène, situé derrière l’autel, grâce au financement de la commune, fut restauré en urgence par l’atelier MARTIN de Nontron en décembre 2014. Les autres vitraux ont bénéficié d’une subvention de la Fondation du patrimoine en 2016 qui a permis leur restauration cette année-là. Entre temps, en 2015, l’association Georges Rocal a pris en charge la restauration par la SOCRA des fresques murales de Laure AYNARD. En 2016, les cloches, Augustine et Jeanne, ont nécessité aussi une intervention. L’anneau de l’une avait pris du jeu et le battant de l’autre provoquait une empreinte trop importante pouvant engendrer une fêlure. Le printemps 2018 a vu la fin de la restauration des statues en bois polychrome des 4 évangélistes, issues de l’abbaye cistercienne de Peyrouse, située aux confins de la commune et aujourd’hui disparue. Ces statues ont été restaurées à Montignac par Mme Mémeteau. Enfin, abrité dans la chapelle des fonds baptismaux, un tableau datant du XVIIIe siècle est en cours de restauration. Il représente saint Jérôme ; l’achèvement des travaux est prévue pour le 2e semestre 2018.

C’est donc au cours de ce XXIe siècle que l’église Saint-Etienne se voit à nouveau entourée de maintes attentions destinées à conserver ce patrimoine très original, mêlant l’art roman, baroque, moderne et contemporain.
Il faut ajouter enfin qu’en cours d’année, des concerts, organisés par l’association Georges ROCAL, sont donnés dans l’église Saint-Etienne au profit de sa restauration.

Fontaines
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Grand-Étang
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Le Grand-Étang de Saint-Saud

L’étang communal de Saint-Saud-Lacoussière labellisé Pavillon Bleu en 2015, 2016, 2017 et 2018.

Le Pavillon Bleu, attribué depuis 2015, flotte à l’entrée de la plage de ce site aménagé pour les baigneurs, les activités nautiques, les promeneurs, les familles, les pêcheurs. Le label international Pavillon Bleu récompense les communes et les plages respectueuses de l’environnement, mais une qualité d’eau exceptionnelle est le critère indispensable à cette obtention.

Ce site touristique de 13 ha, au cadre sauvage exceptionnel propose diverses activités :
– pêche (avec accès handicapés),
– promenade autour du plan d’eau (2,5 km de circuit),
– poste de secours,
– baignade surveillée en juillet-août par 2 maîtres-nageurs (3 les WE),
– beach-volley,
– volley-ball,
– aires de jeux,
– Paddle (se renseigner à la mairie 05 53 56 97 03 pour connaître les jours),
– pédalos (location auprès du snack),
– nombreuses tables de pique-nique,
– snack,
– restaurant,
– aire de stationnement pour camping-cars,
– grand parking pour les manifestations éventuelles.

Le site offre aux touristes un séjour agréable et de qualité.
Il est également le siège du Ski-Club Périgord vert, qui propose des activités de loisirs de pleine nature, telles le Baby-ski tous les week-end de juillet et le dernier week-end d’août accompagné de sports de glisse adultes (+ des journées découvertes). En outre, le club favorise l’intégration des handicapés grâce aux matériels adaptés (ski avec stabilisateurs, châssis, tiralo, bouées)

Contacts : 06.73.80.37.23 ou babyski@orange.fr. et mairie 05 53 56 97 03 mairie.saint-saud@wanadoo.fr ; www.saint-saud.fr

Randonnées

Nos chemins de randonnée

Situé à la frontière du département de la Haute-Vienne, Saint-Saud Lacoussière offre un séjour bucolique aux paysages vallonés et variés. Région granitique par excellence, elle est néanmoins proche de la partie calcaire de la Dordogne où de nombreuses grottes sont ouvertes à la visite, comme celle de Villars, située à seulement 16 km du village. De nombreux GR, sentiers de randonnée sillonnent notre campagne ou offrent des boucles de randonnée dans un décors boisé, bordé de ruisseaux, d’étang ou de rivière où il fait bon pique-niquer sur les nombreuses tables offertes aux randonneurs.

Nos boucles

– boucle de la Dronne : 13,2km
– boucle de la Valade : 17km
– boucle du Tacot : 5km

Nouveaux sentiers : chemin reliant la boucle de la Dronne, au niveau du Moulin de la Maque; au chemin de Lage + chemin de liaison partant du village de Larret et rejoignant le Saut du Chalard.

La Dronne

La Dronne

Texte manquant

Saut du Chalard

Texte manquant

Le trou du Philippou

En cet endroit, la Dronne, notre jolie rivière, saute, tourbillonne, sur et autour des rochers qui environnent le Trou de Philippou. Ce site naturel remarquable saura ravir le promeneur, d’ici ou d’ailleurs, en quête d’espaces naturels protégés.

En partant du petit parking situé sur la gauche du chemin, ombragé l’été, il faut descendre quelques dizaines de mètres avant d’emprunter, également à gauche, un sentier bordé de pervenches. Déjà, la magie des lieux opère et enveloppe d’une atmosphère empreinte de sérénité.

Ce site exceptionnel se situe dans un milieu naturel s’il en est. Passant apprends à le découvrir, t’y arrêter, y méditer et imprégner tes sens de ce « quelque-chose » que tu ne trouveras nulle part ailleurs.

Peyrouse

L’abbaye de Peyrouse

L’abbaye de Peyrouse, construite au XII° siècle, constituait un somptueux édifice qui, au cours de ses six siècles d’existence, fut le témoin des siècles plus prospères mais aussi des catastrophes qui notamment à la fin du Moyen Age s’abattirent sur notre région. Des inventaires, notamment du XVII° siècle, montrent ses blessures. Le régime sous lequel était placé et qu’on appelait la » commende » pouvait expliquer bien des choses, faisant que ceux qui en percevaient les revenus (et notamment sous forme de dîme lee 1/11° des principaux produits agricoles et portaient le titre »d’abbés de Peyrouse « vécurent le plus souvent à Périgueux. Sur place, ils étaient 3 ou 4 moines (dont le prieur, chef religieux et le syndic chargé de la gestion) .Leurs relations avec les habitants des communes qui entouraient l’abbaye (St Saud, St Martin, St Jory) ne semblent pas avoir été mauvaises et beaucoup des hameaux proches assistaient aux messes à l’abbaye et les registres paroissiaux témoignent que s’y faisaient des baptêmes, des mariages et des enterrements. Les moines prêtaient aussi souvent de l’argent aux habitants comme en témoignent les archives notariales.

Quand vint la Révolution, les habitants de Saint-Saud ne crurent pas nécessaire de s’en prendre aux moines comme le faisaient beaucoup de cahiers de doléances. On dispose même d’un document indiquant que les hameaux des trois communes écrivirent même à l’évêque pour demander qu’on y reprît les offices dont l’organisation avait été bouleversée pendant la Terreur.

Mais entre temps la législation de l’Assemblée Constituante avait interdit les vœux et surtout fait des abbayes des biens nationaux vendus à des particulier : ces ventes devaient couvrir les billets de banque (assignats) émis pour réduire la très considérable dette laissée par la monarchie et que la difficulté à lever l’impôt au début de la Révolution aggravait.

Le devenir de l’édifice fut dès lors très compromis. Le XIX° est pour Peyrouse le siècle qui voit disparaître presque totalement un édifice dont furent enlevées jusqu’aux pierres. Nous essayerons de montrer comment les très modestes vestiges peuvent permettre d’imaginer ce que fut l’édifice. En attendant voici, telle que la présentait dans son bulletin l’abbé Julien, en 1913, les étapes de sa disparition :

L’abbaye de Peyrouse, lors de la vente des biens ecclésiastiques, échut, raconte-on à un nommé Delage, originaire du Poitou, qui l’occupa pendant une trentaine d’années.

La famille Mazeaubert en obtint la propriété vers 1825. Monseigneur Dabert, évêque de Périgueux, reçut d’elle plus tard en donation la chapelle et des dépendances en vue de la restauration du culte et l’érection d’une nouvelle paroisse. Le projet ne put arriver à sa réalisation et la donation fut révoquée.

La chapelle non entretenue allait disparaître, fut rendue à la paroisse de Saint Romain et les boiseries magnifiques sont classées à cette heure parmi les monuments historiques. Sous l’administration de M l’abbé Faure, il y à trente ans, notre église s’enrichit des lourdes statues de bois représentant les quatre évangélistes. On les vénérait à Peyrouse d’un culte spécial. Etait-ce parce que, alors, elles étaient amputées des mains ? On les invoquait pour la guérison des engelures. On touchait dévotieusement Saint Matthieu, saint Luc, saint Marc et saint Jean, puis on terminait son pèlerinage en pénétrant sous la voûte qui abrite la source du couvent et en se baignant les mains dans l’eau glacée